basement/francais/Juli 2000

Réincarnation et destinée

Compensation, et non sanction

Von Jens Heisterkamp

De plus en plus de gens sont convaincus de la réincarnation et de la destinée. Ce qui apparaît d'abord comme une affaire purement individuelle, possède cependant aussi son aspect social: sous certaines conditions déterminées, l'attitude, par laquelle tout ce qui vient à notre rencontre est causé par nous-mêmes, sera ressentie comme blessante. L'idée de la destinée (au sens de Karma, N.D.T.) peut-elle agir aussi d'une manière discriminatoire?

À la notion de réincarnation répétée de l'individualité (du Je) n'appartient pas seulement de l'idée de réincarnation et de destinée (au sens du Karma), mais aussi l'idée que tout être humain se retrouvera confronté, dans une autre vie, aux conséquences de son comportement moral. "La vie de l'âme est (...) le résultat d'une destinée que s'est créée lui-même l'esprit humain", résume Rudolf Steiner dans l'un de ses ouvrages fondamentaux (Théosophie, p. 72; éd. Triades). Celui qui est convaincu de cette idée cherchera pour cette raison de plus en plus la relation qui relie son propre Je au "coup du sort" surgissant dans sa vie, sinon fortuitement.
S'élargit aussi de ce fait la dimension de la responsabilité individuelle: un "après moi, le déluge!" est donc exclu. Rien que je fasse (ou que je néglige de faire) ne restera sans conséquence pour moi à l'avenir. Au regard de la "destinée passée" cela semble aussi vouloir dire: chacun est l'artisan de son propre bonheur au plan existentiel. Pour tout ce qui m'arrive, je ne peux rendre personne d'autre responsable. Qu'un malheur m'atteigne, une perte inattendue ou une maladie, et je suis tenu de rechercher la relation avec mon propre Je. Selon Steiner, le côté-fait de mon propre Je vient à ma rencontre dans les "événements de ma destinée".

Mais cela vaut-il réellement pour tout ce qui m'arrive dans la vie? Et que dire lorsque, avec cette conception, on explique non pas sa propre vie, mais celle des autres? Si je considère un destin étranger, en particulier le malheur et la souffrance d'un être, dans l'attitude qui consiste à dire "qu'il se les est attribués lui-même par son propre comportement dans une vie antérieure", n'est-ce pas agir d'une manière choquante? En février 1999, par exemple, le cas suivant s'est produit en Angleterre:
Glenn Hoddle, entraîneur de l'équipe nationale de football, avait déclaré dans une interview qu'il avait acquis la conviction de la réalité de la réincarnation et du Karma et qu'il croyait que les handicapés mentaux, par exemple, avaient eux-mêmes préparés leur destinée actuelle d'handicapé par leur comportement dans une vie antérieure. Le Times londonien a divulgué cette position en titrant: "l'handicap mental en expiation des péchés d'une existence antérieure". Aussitôt après, l'entraîneur fut mis à la porte à cause du caractère discriminatoire de ses déclarations. Une victoire du "political correctness" (politiquement correct) sur la liberté spirituelle?

On doit d'abord constater dans un premier temps que ce cas ne fait qu'illustrer d'une manière particulièrement manifeste le problème posé par une diffusion de plus en plus importante de l'idée de la réincarnation: pour ceux qui se jugent ou se sentent juger par d'autres selon des principes karmiques, un point de friction surgit ici qui peut généralement mener au rejet de l'idée de la réincarnation et du destin. C'est ainsi qu'on a récemment vu surgir du milieu confessionnel l'expression de "mentalité d'auto-culpabilisation", qui reste attachée à maintes conceptions sur la réincarnation et le Karma. (Materialdienst der Evangelischen Zentralstelle für Weltanschauungs fragen, [Service de l'office évangélique central pour les questions de conception du monde] 4/2000).

Deux questions doivent donc se poser ici pour cette raison: La compréhension de la destinée dont il est ici question, est-elle incomplète (autant du côté de ses partisans que de ceux qui la critiquent), et s'attire donc des critiques d'une manière parfaitement justifiée? Et plus loin: Qu'est-ce qui peut exactement agir d'une manière blessante ou discriminatoire dans la manière de traiter cette idée de réincarnation et destin?

Qui condamne qui?

Examinons d'abord la seconde question. Qu'est-ce qui froisse les esprits dans le cas de l'entraîneur anglais et autres cas semblables, et absolument aussi dans maintes conceptions répandues dans les milieux anthroposophiques? C'est manifestement le fait que quelqu'un qualifie l'handicap mental de personnes - qu'on ressent normalement comme une perte, un fait regrettable ou tragique - comme un handicap qui se produit "à bon droit" pour la personne concernée: en compensation ou même en "punition" d'un mauvais comportement lors d'une vie antérieure, comportement qui n'est pas autrement précisé.
Une honte supplémentaire heurte ici le sentiment de la personne concernée, ou de ses proches selon le cas, un sentiment de culpabilité d'une faute commise lors d'une vie antérieure qui vient s'ajouter au handicap déjà cruel - un clouage corporel au pilori, pour ainsi dire. Le modèle "d'auto-punition", même avancé ici et fondé dans une perspective supérieure ne joue éventuellement aucun rôle. Un élément constitutif de cette conception - pour qui la soutient - s'exprime dans la position même de l'observateur et du juge, qui se met à faire de la morale. Celui qui juge de cette façon revendique - consciemment ou non - la compétence et la vue d'ensemble d'une instance supérieure.

Il existe pourtant un exemple impressionnant, d'une dimension historique et universelle, illustrant combien ce rôle de juge quasi-divin se révèle inadéquat. On raconte dans l'Évangile comment Jésus Christ se comporte à l'égard de cette femme adultère qu'il sauve même de la lapidation par son intervention énergique. Bien que la femme "eût mérité" la mort, selon le droit régnant à l'époque, pas la moindre parole de jugement ne lui vint en effet aux lèvres. Au lieu de cela, il accomplit un geste.
Le Sauveur, dit-on, écrivit quelque chose dans le sable. Plus d'un y voit l'indication du principe de réincarnation: le comportement de la femme adultère reste lié à la terre et y trouvera une compensation. Mais sa "punition" sera-t-elle de ce fait renvoyée à plus tard dans une vie ultérieure? Cela n'aurait aucun sens! La destinée ne se donne pas pour but la sanction, mais bien la compensation. Même Jésus ne se risque pas à dire comment cette compensation peut ou pourra s'instaurer exactement. Mais une chose est claire: si même pas une fois, concernant une faute grave commise, ne surgit l'attitude condamnante du "tu l'as mérité", bien moins encore, un homme pourrait-il être frappé par un événement douloureux?

L'exemple de l'Évangile montre ce qui peut être vécu dans la situation de tous les jours: ici et là, dans l'existence en relation avec ceux que l'on côtoie, le principe de responsabilité exclut de considérer un être humain "éprouvé par le sort" en lui attribuant la "faute" de son état. Quelle que soit la cause originelle dans le passé: cela reste à présent le passé; or, dans cet instant, une nouvelle destinée se réédifie - et certes du genre de celle qui en appelle à ma propre (co-)responsabilité.
Cette responsabilité actuelle, je n'y ferais jamais face correctement (même en portant un jugement), si j'envisageais de possibles causes passées. Sur ce point, le sentiment du discriminant attire l'attention sur une contradiction effective dans ce genre d'attitude et c'est aller vite en besogne que d'accepter éventuellement que le reproche de la personne qui blesse repose uniquement sur l'incompréhension d'une "monde extérieur" hostile à l'esprit, qui ne connaît même rien des "connaissances supérieures".

Il est possible de ressentir instinctivement la présence d'un autre point faible lorsqu'on conteste la conception du destin au sens d'une "auto-culpabilité": à savoir, si l'on pense la destinée comme auto-expédiée, alors toute affectation de faute imputée de l'extérieur, en rapport avec la notion de destin, représente au surcroît une inversion absurde de ce principe. Rien d'inviduellement acquis, de religieusement assumé, ou bien seulement parmi des éléments dérivés de conclusions, ne s'accordent avec l'idée de réincarnation et de destinée. Le destin, c'est l'ordonnance propre au Je.
Au sens strict, c'est la raison pour laquelle chacun est uniquement en mesure de reconnaître lui-même ce qu'il s'est envoyé lui-même. Il est impossible de traiter de la destinée par des "lois" à la manière d'axiomes appris une fois pour toutes. Ce n'est que lorsqu'au sein de ma propre conscience se dénouent des enchaînements de situations actuelles avec un vécu antérieur, que ces enchaînement sont réels pour moi. Personne ne peut (ou ne doit) m'ôter cet accomplissement d'une connaissance dynamique du destin au sein de ma propre individualité. Seul chacun peut la réaliser pour lui et accepter aussi ensuite la nature de cette destinée (infligée à lui-même!). Je suis moi-même le seul à pouvoir accepter les conséquences de mes actes antérieurs - éventuellement bouleversantes - et à accepter encore positivement un destin aussi lourd qu'il soit.
Jamais, on ne peut, ou ne doit, exiger cela de personne de l'extérieur. Qu'une maladie ou la perte d'un être "soit mon destin", je ne peux en décider que pour moi-même, mais pas pour quelqu'un d'autre. Ce n'est pas "seulement" à partir d'une prise en considération, mais du fondement objectif de la chose elle-même qu'il ne convient tout simplement pas de se livrer aux généralisations pouvant concerner des "groupes entiers" d'êtres humains - comme celles ressortant des déclarations de l'entraîneur anglais.

La cause est autre lorsqu'on a la capacité de reconnaître le Je d'une autre personne comme on reconnaît le sien propre. La pratique de connaissance basée sur l'échange et le lien entretenu avec l'essence d'une autre individualité, sont une forme particulière d'amour. Seul l'amour est alors en situation d'exercer la forme particulière de responsabilité qui résulte des conséquences de cette connaissance, concernant la destinée d'un autre être. Rudolf Steiner était parfaitement conscient de cette dimension dans ses déclarations sur la destinée de personnalités historiques.

Causes ou conséquences?

Au centre de la question formulée tout d'abord, le problème doit encore être précisé plus avant: qu'est-ce véritablement un "événement du destin"? Prenons le cas fictif suivant: je suis victime d'un empoisonnement alimentaire dans un restaurant, suite à la négligence du cuisinier qui a utilisé des ingrédients avariés pour préparer les repas - s'agit-il là nécessairement d'un "coup du destin"? Oui, en tout cas, dans la mesure où désormais je resterai fortement lié au cuisinier! Mais est-ce un coup du sort au sens où il devait m'atteindre "inévitablement" en conséquence de mon comportement dans une vie antérieure? Même cela ne se décide pas à partir de la perspective du spectateur.

L'attention nécessaire dans la formation du jugement résulte aussi d'une réflexion encore plus fondamentale. À savoir qu'avec la notion de destin, on ne peut entendre cette connexion causale éternelle et répétitive d'actions allant du passé vers l'avenir: car même pour le prétendu coup du sort, il doit y avoir une cause quelque part dans le passé, qui n'était pas déterminée elle-même d'une "manière conforme au destin", mais justement par un comportement qui a lui-même d'abord entraîné des conséquences karmiques.
Si j'ai blessé physiquement ou moralement quelqu'un, par exemple, cela entraînera d'autres conséquences que si je lui apporte de l'aide pour soulager sa détresse. Mais peut-être que l'aide apportée était la compensation d'une faute antérieure commise par moi à son endroit, tandis que la blessure infligée n'aura des conséquences que dans le futur? Ou bien l'inverse? Toute notre vie est mêlée de "coups du sort", dont les causes reposent dans le passé, et mêmes des causes qui n'entraîneront de nouveau derrière elles d'autres événements de la destinée que dans le futur. Et à côté de toutes ces autres choses, il existe naturellement aussi le hasard arbitraire!

Combien l'analyse banale, à base de logique combinatoire, des idées sur la destinée peut facilement fourvoyer et combien il convient de pratiquer ici avec une extrême diligence dans la formation du jugement, c'est ce que montre une autre réflexion en connexion avec la relation temporelle entre la cause et l'effet. Le comportement humain se révèle par la possibilité d'agir à partir de motifs qui ne reposent que dans l'avenir. Je prends aujourd'hui contact avec une personne pour la gagner à un projet qui ne se réalisera que dans trois ans. Cette capacité humaine par essence ne peut valoir à bon droit que pour cette dimension de notre Je où nous plaçons nos "stratégies d'action" au-dessus du cours causal temporel qui évolue du passé vers l'avenir - et donc pour la sphère de notre destinée "planifiée" d'une manière sur-consciente.
Donc, de la même manière que beaucoup de choses qui nous arrivent, n'ont aucun sens, considérées dans la perspective de cette seule vie-ci seulement, et ne pourraient être comprises qu'en rapport avec un contexte antérieur, j'enrichirai de sens beaucoup d'événements incompréhensibles en les considérant dans la perspective du "projet" futur d'une individualité. Rudolf Steiner a ainsi exposé un jour que l'individualité du grand fondateur religieux Zoroastre a traversé une biographie semée d'embûches en préparation à sa mission. Les événements de la destinée peuvent donc tout aussi bien s'orienter vers l'avenir.

Mais cela vaut même pour les événements de la destinée conditionnés par le passé qui ne doivent en aucun cas déterminer notre vie au sens d'une fatalité causale et mécanique. Là où, toujours au sein d'une situation de la vie, mon jugement et mon action sont requis, alors j'ai à réagir présentement, mon intuition actuelle est concernée et mon raisonnement ne porte pas sur des mobiles qui résident dans le passé. La cause première d'une situation de crise, se trouvant éventuellement dans le passé, ne dispense aucunement de la responsabilité à exercer ici et maintenant. C'est justement le passage présent du passé vers l'avenir qui est le lieu où peut vivre la liberté humaine. Reconnaître cela, c'est faire la différence entre une conception moderne et individualiste de la destinée et la croyance en un Karma agissant fatalement.

C'est pourquoi l'appel au principe du destin ne peut jamais légitimer moralement un refus ou relativiser une responsabilité. À cet effet, un exemple tiré du débat actuel: une argumentation surgissant fréquemment chez des personnes critiques à l'égard de l'idée de la réincarnation interprète le caractère probablement fataliste de l'idée de destinée comme si le principe du destin fonctionnait globalement en justification de tout ce qui est injuste et malheureux. On entend sans cesse par exemple, selon l'opinion de défenseurs de l'idée de réincarnation, que l'anéantissement du judaïsme européen entre 1942 et 1945 a été une "destinée prétendument nécessaire".
C'est à peine s'il existe un autre exemple aussi approprié que cette présomption pour stimuler l'instinct de défense contre toute spiritualité. La communauté de travail des Écoles Waldorf du Bade-Wurtemberg a récemment fait une mise au point au sujet de cette présomption: « Ce qui a été commis à l'égard des Juifs, Tziganes, Sinti (Tziganes originaires d'Allemagne, N.D.T.), Homosexuels et Handicapés pendant la domination nazie, nous le considérons comme un crime. L'idée de réincarnation et de Karma ne peut, ni ne doit, y servir d'instrument de justification quelconque. Celui qui pense ainsi n'a aucune place dans une libre École Waldorf. »

La destinée considérée comme une évolution

Concernant les méfaits du troisième Reich, des hommes concrets sont et restent bel et bien rigoureusement responsables des décisions qu'ils ont prises; l'idée de réincarnation et du Karma ne soulage nullement de la faute. Mais elle place sous le charme de cette insanité destructrice qui est moralement liée à l'Holocauste en tant qu'abîme moral du 20ème siècle, parce qu'elle ouvre la possibilité qu'il y ait - pour reprendre les termes de Victor Frankel - "en dépit de tout" une perspective d'évolution.
C'est la perspective pour les victimes - justement au regard de l'atrocité de leurs souffrances - que la mort infligée par leurs bourreaux n'est pas ce qui vient en dernier et aussi la perspective que les acteurs - quelle que soit la forme que cela prendra - se retrouveront confrontés, non seulement au plan juridique, mais aussi dans une dimension existentielle aux conséquences de leurs comportements. Cela vaut - bien entendu - seulement après qu'un tort a été fait, et non pas comme une raison antérieure en tant que telle.

Comme tout autre forme de la pensée métaphysique, la doctrine de la réincarnation et de la destinée doit s'échiner sur le problème du sens de la souffrance. Elle parviendra ainsi à la perspective d'une justice commutative qui, bien qu'on ne puisse se la représenter au moyen de l'entendement ordinaire et qu'on puisse à peine en tracer les contours, se trouve bien plus concrète qu'un vague et seul espoir de moralité transcendante. Il n'est pas logique que la conception métaphysique doive être condamnable sur une évolution ultérieure au moyen de la réincarnation en tant que telle. Personne n'en vient en fin de compte à taxer l'Église catholique de "minimisation" ou de légitimation d'un tort, lorsqu'elle cherche à attribuer après coup un sens transcendantal à la souffrance et à la mort de ses coreligionnaires, qu'elle élève au rang de martyrs.
L'idée que les Juifs gazés, abattus et massacrés à mort se réincarnent (ce que le rabbin américain Yonassan Gershom a tenté de démontrer par exemple dans ses investigations solides) ne signifie en aucun cas "une atténuation outrancière" de leurs souffrances, comme le pensent maints critiques de l'idée de la réincarnation. Cela vaut indépendamment du fait que l'on puisse naturellement s'opposer et refuser l'idée de la réincarnation.
La prétention inouïe de cette perspective rend cependant nécessaire du côté de ses partisans qu'ils examinent à fond les matériaux de leur présentation conceptuelle (ou même artistique), avec un sérieux excluant tout, sauf ce qui est conforme à l'entendement et à l'imagination (morale, N.D.T.). En tant que champ d'assouvissement idéologique, l'Holocauste ne convient vraiment pas. De même pour "les interprétations" généralisées à outrance selon la devise: "toute souffrance ne fait que rendre fort" qui, dans ce contexte, ne peuvent qu'agir comme autant de provocations douloureuses à l'égard du sentiment d'humanité.

Responsabilité dans la connaissance

Si l'idée de réincarnation n'a joué aucun rôle pendant de nombreux siècles dans le monde occidental, où il s'agissait d'élaborer un penser clair et une moralité individuelle, cela a été significatif. Si la notion de réincarnation - en contradiction avec son contenu - devait faire disparaître la responsabilité radicale de l'individualité, alors il vaudrait effectivement mieux se tirer d'affaire sans faire appel à cette notion. Si elle était vécue dans le monde avec une réputation de dilettantisme moral, elle pourrait redisparaître sous la surface de l'histoire pour longtemps encore. C'est pourquoi, il s'agit aujourd'hui de concevoir et d'exposer la réincarnation et la destinée non en la relativisant, mais comme une éthique de responsabilité individuelle. Ce n'est pas le quoi, mais le comment qui importe. Info3, 7-8/2000

(Traduction Daniel Kmiécik)

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